Cancer Immunothérapies : Et si de belles images favorisaient une médecine plus personnalisée ?

Cancer Immunothérapies : Et si de belles images favorisaient une médecine plus personnalisée ?

La nouvelle génération d’IHC révolutionne la caractérisation de la tumeur et son microenvironnement.

 

La présence d’une protéine cible dans la tumeur et/ou son microenvironnement est un des facteurs clés dans la réussite des immunothérapies basées sur des agents biologiques (anticorps, thérapie génique, thérapie cellulaire, etc.). L’identification de biomarqueurs tissulaires à partir des biopsies prélevées sur chaque patient participant à un essai clinique revêt une importance considérable en fournissant des éléments capables de mieux stratifier les profils des patients. Les techniques moléculaires ne produisent que des données quantitatives. Il convient donc de faire appel à des techniques supplémentaires pour caractériser plus finement l’environnement tumoral, et notamment en ce qui concerne la distribution spatiale des protéines. L’immunohistochimie (IHC) répond à ce besoin croissant et a  vocation à être davantage utilisée dans les essais cliniques.

Les tests IHC peuvent être utilisés comme critère d’inclusion des  patients lors de la 1ère visite d’un essai clinique. La rapidité d’exécution étant essentielle à ce stade,  Histalim préconise de traiter les échantillons tissulaires dans les trois jours suivant leur réception,  six jours sur sept.  Il est aussi indispensable de s’appuyer sur un réseau international de pathologistes afin de faire intervenir les meilleurs experts de chaque domaine, quelle que soit leur localisation. Un accès aux lames numérisées au travers d’une plateforme sécurisée est un outil dont chaque central lab doit être pourvu afin d’améliorer la logistique en toute sécurité.

Les tests IHC sont aussi menés dans le suivi des patients afin de corréler la présence de la cible avec l’évolution de la maladie. En effet dans le cas d’un antigène tumoral, la diminution de l’expression de la cible peut être corrélée à une amélioration du statut clinique. Dans les cas des essais cliniques en immuno oncologie, l’IHC doit permettre de caractériser le microenvironnement tumoral et l’infiltration des cellules immunitaires. La mise en évidence de l’augmentation des cellules immunitaires peut témoigner de l’efficacité du traitement, qui a pour but de stimuler le système immunitaire contre la tumeur.

Des essais rétrospectifs à la suite de l’essai clinique présentent un intérêt certain pour la stratification patient. En ce sens l’IHC permet de mieux comprendre pourquoi certains patients répondent positivement et d’autres négativement au traitement. La quantification du signal IHC par l’analyse d’image apporte une nuance à la classification binaire grâce à la quantification du signal de la cible ou d’un indicateur de distribution spatiale dans la tumeur. Les interactions entre la cible et différents récepteurs et/ou ligands  peuvent aussi être recherchées grâce à l’IHC multiplexe, et donc expliquer les différences de comportement entre les patients.

La compilation de toutes ces données IHC au cours des différentes phases du développement de la thérapie permet d’amorcer en parallèle un travail sur un futur test compagnon. En effet, si le test IHC permet de séparer efficacement les patients répondeurs des non répondeurs, le développement d’un test compagnon trouve sa légitimité. Ainsi plus tôt les données sont collectées,  plus rapide sera le développement de ce test compagnon, qui apportera une valeur ajoutée certaine à l’agent thérapeutique.

 

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